DÉFINITION
FORMULE
MER = Chiffre d'affaires total ÷ Dépenses publicitaires totales
EXEMPLE
Exemple : ce mois-ci, votre boutique fait 30 000 € de chiffre d'affaires pour 8 000 € de publicité (6 000 € sur Meta, 2 000 € sur Google). Votre MER est de 3,75 (30 000 ÷ 8 000).
Si vous montez Meta à 9 000 € et que le chiffre d'affaires passe à 36 000 €, le MER passe à 3,27. Les 3 000 € ajoutés ont rapporté 6 000 € de chiffre d'affaires, soit un rendement marginal de 2 : c'est ce chiffre qui dit si l'augmentation valait le coup.
REPÈRE XELICO
Quand un compte dépasse quelques milliers d'euros par mois, nous suivons le MER chaque semaine en plus du ROAS Meta. Si le ROAS Meta monte mais que le MER baisse, Meta s'attribue des ventes qui seraient arrivées sans lui.
Le ROAS affiché dans Ads Manager dépend des choix d'attribution de Meta, qui a tout intérêt à se créditer un maximum de ventes. Le MER contourne le problème : il prend les chiffres réels de la boutique et les dépenses réelles, sans chercher à savoir quel canal a fait quoi.
Il est particulièrement utile pour piloter le scaling. Quand vous augmentez le budget, la question n'est pas "Meta affiche-t-il un bon ROAS ?" mais "mon chiffre d'affaires total augmente-t-il assez pour justifier la dépense ?".
Le MER se compare au ROAS de rentabilité : s'il reste au-dessus, votre acquisition globale est rentable, même si le ROAS d'une campagne isolée semble faible.
ERREUR FRÉQUENTE
Couper une campagne Meta de notoriété ou de prospection parce que son ROAS attribué est bas, sans regarder l'effet sur le MER. Ces campagnes nourrissent souvent les ventes en direct, par Google ou par email, que Meta ne s'attribue pas.
TERMES LIÉS
À NE PAS CONFONDRE AVEC
Le ROAS se calcule par campagne avec les ventes attribuées par Meta. Le MER se calcule pour toute l'entreprise avec les ventes réelles. Le ROI intègre en plus tous les coûts (produit, logistique, salaires).